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Qu’est ce qu’un tremblement de terre ?

Ces dernières semaines ont connu des séries de tremblement de terre au Mexique, au Japon et en Thailande, tous de magnitude assez élevé. C’est l’occasion pour nous d’expliquer ce phénomène qui reste un mystère pour beaucoup et qui souvent fait peur.

Un tremblement de terre appelé aussi séisme se traduit en surface par des vibrations du sol. Il provient de la fracturation des roches en profondeur due à une grande accumulation d’énergie qui se libère d’un coup, en créant ou en faisant rejouer des failles, au moment où le seuil de rupture mécanique des roches est atteint.

En effet, la croûte terrestre est constituée de plusieurs grandes plaques qui bougent les unes par rapport aux autres : certaines s’écartent, d’autres convergent, et d’autres coulissent. Environ 90% des séismes sont localisés au voisinage des limites de ces plaques.

Plaques Tectoniques

Alors qu’en profondeur, les plaques tectoniques se déplacent régulièrement de quelques millimètres à quelques centimètres par an, dans la partie supérieure de la croûte terrestre (c’est à dire les 30 premiers kilomètres), ce mouvement n’est pas continu. Les failles peuvent rester bloquées durant de longues périodes sans qu’on le ressente en surface, tandis que le mouvement régulier des plaques se poursuit en profondeur.

Schématiquement le scénario est le suivant : la région de la faille bloquée se déforme progressivement (déformation élastique lente) en accumulant de l’énergie, jusqu’à céder brutalement : c’est la rupture sismique qui provoque les secousses que nous ressentons en surface, les contraintes tectoniques se relâchent, la faille est à nouveau bloquée, et le cycle sismique recommence.

 

  • Qu’est ce que l’épicentre ?

Séisme-Épicentre-Hypocentre-Faille_tectonique

Lors d’un tremblement de terre, on désigne par épicentre la projection à la surface de la Terre de l’hypocentre, le point où prend naissance la rupture. Pour être plus clair, l’épicentre correspond à la verticale exacte du foyer. Ainsi les ondes sismiques ont à parcourir le chemin le plus court pour atteindre l’épicentre à la surface du sol. Elles perdent, du coup, très peu d’énergie du fait du peu de roches que ces ondes traversent. Comme elles ont plus d’énergie à l’épicentre, les dégâts provoqués sont plus importants en cet endroit qu’ailleurs et plus on s’éloigne de l’épicentre, moins on ressent les secousses.

  • Pourquoi parle-t-on de magnitude ?

tremblement-terre

La magnitude d’un tremblement de terre mesure l’énergie libérée au foyer d’un séisme. Plus le séisme a libéré d’énergie, plus la magnitude est élevée. Il s’agit d’une échelle logarithmique, c’est-à-dire qu’un accroissement de magnitude de 1 correspond à une multiplication par 30 de l’énergie et par 10 de l’amplitude du mouvement.

Les médias grand public l’indiquent souvent sur l’échelle de Richter. Pour donner une idée de la puissance d’un séisme voici quelques exemples :

Magnitude 1,9 : c’est très fréquent, environ 8000 par jour sur toute la terre. On ne ressent absolument rien à la surface.

Magnitude 4 : environ 6000 par an. Les objets dans les maisons peuvent bouger un peu mais pas de dégâts notables.

Magnitude 7 : environ 18 par an. Ces séismes peuvent provoquer des dégâts sévères dans des zones assez vastes.

Magnitude 9 : 1 à 5 par siècle. C’est un séisme dévastateur sur des milliers de kilomètre à la ronde.

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